Mise à jour 21/02/13
 
 
Résultats du Mondial à Hasselt en Janvier 2013

 
 
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Tarin Rouge du Vénézuéla


Catégorie : Tarin Américain
Nom Scientifique : Carduelis cucullata
Nom Anglais : Red Siskin
Ordre : Passériformes
Famille : Fringillidae

Mutations du Tarin Rouge du Vénézuéla:
Tarin rouge à menton rouge
Tarin Rouge Agate
Tarin Rouge Brun
Tarin rouge brun dilué
Tarin Rouge Dilué
Tarin Rouge Double Dilué
Tarin Rouge Isabel
Tarin Rouge Isabel Dilué
Tarin rouge topaze

Description :
Introduction.

Bon nombre d’articles ont déjà été écrits sur le tarin rouge du Vénézuéla (carduélis cucullatus) mais rares sont ceux qui parlent de ses mutations ou de son élevage. Pour ma part, je possède et j’éleve ces charmants petits volatilles depuis 1992. Etant fils d’éleveur, je dois dire que la passion des oiseaux m’a été transmise tout à fait naturellement par mon père. Comme lui, j’ai toujours été particulièrement attiré par les tarins, que ce soit les tarins des aulnes (carduélis spinus) ou les autres tarins américains. Le problème, a toujours été de trouver de bons sujets pour démarrer une souche d’élevage.


L’installation.

La pièce d’élevage mesure 6 mètres en longueur, 4 mètres en largeur et 2,60 mètres en hauteur et renferme 66 cages d’élevage de 80 cm de long, 45 cm de haut et 50 cm de profondeur. Ces cages peuvent toutes être divisées en deux par une séparation. Ces dimensions peuvent paraître importantes mais je les ai choisies en fonction des longueurs de mur dont je disposais, pour perdre le moins d’espace possible et aussi au cas où je voudrais changer un jour d’espèce: les dimensions de ces cages conviennent à beaucoup d’espèces d’oiseaux. Bien entendu, je n’ai pas 66 couples de reproducteurs mais je garde toujours, de la place pour les jeunes. C’est ainsi que j’utilise les deux niveaux supérieurs des cages pour les couples et les deux niveaux inférieurs, pour les jeunes à partir du sevrage et pendant la mue.

A côté de cela, la fenêtre existante n’étant pas suffisament grande pour la pièce, un éclairage permanent est nécessaire. L’éclairage artificiel, réglé par un programmateur, est composé de 6 tubes néons (Aquastar de Sylvania) de 36 watt, (utilisés, à l’origine, pour la culture des plantes aquatiques). Je pense remplacer ces néons par des autres mieux adaptés pour recréer la lumière naturelle (le fluo Activa de Sylvania).

D’autre part, j’ai aussi installé un épurateur qui filtre l’air 12 heures sur 24 et été très impressionné de voir la quantité de poussière aspirée par cet appareil. On ne s’imagine pas qu’il y a autant de poussières en suspension dans l’air.

Un taux, anormalement élevé, d’humidité m’a aussi insité à installer un déshumudificateur d’air. De cette façon, je peux régler le pourcentage d’humidité entre 70 et 90 %.

La température, elle, oscille en hivers entre 10 et 15 ° et la durée du jour est sensiblement la même que la lumière naturelle c’est à dire 9 heures par jour.


La nourriture.

Les tarins recoivent, simultanément, deux types de mélanges de graines: le premier est un simple mélange pour canaris et le deuxième, un mélange de notre propre composition comprenant un maximum de graines de petite taille parmi lesquelles on retrouve des graines sauvages, de laitue blanche et noire, la chicorée, le chardon, le sézame, le plantain, l’onagre, l’oeillette, le panis jaune, etc...

Par contre, deux graines, pourtant très utilisées habituellement, sont proscrites de mon mélange: le niger et le périlla. Les tarins reçoivent leur nourriture une seule fois par semaine.

Les premiers jours, ils se précipitent sur leurs graines préférées mais à la fin de la semaine, ils sont contraints de manger les autres graines restantes.

La distribution de pâtée est arrêtée durant les mois d’hivers soit de septembre à janvier. Cependant, une fois par semaine, un peu de verdure n’est pas dédaigné sous forme d’une feuille de chicon achetée au super marché. A partir du premier janvier, je recommence la distribution de pâtée, une fois par semaine.


Le printemps, l’été et l’élevage.

Ma pâtée est préparée à base de pâtée Quiko à laquelle j’ajoute un mélange de graines à germer du commerce, des vers de farine, des pinkies, des oeufs de fourmis congelés et de la vitamine pour élevage de la firme Quiko pour une bonne fertilité et une bonne croissance des jeunes.

Cette pâtée est distribuée une seule fois par semaine, à partir du début de l’année pour arriver au quinze mars à être donnée tous les deux jours. L’accouplement se fait entre le quinze et le dix-neuf mars et les premiers oeufs sont pondus vers la mi-avril.

La température a été, entre temps, augmentée jusqu’à 20 à 25°. Les premiers jeunes éclosent vers la fin du mois d’avril et sont, en général bagués au quatrième ou cinquième jour. Ils seront sevrés à l’âge d’environ 35 jours et passeront dans une cage des niveaux inférieurs.

Les couvées s’enchaineront ainsi au rythme de trois pour les femelles les plus agées, deux pour les femelles d’age moyen et parfois aucune pour les plus jeunes femelles. Je considère, pour une réussite normale, d’obtenir une moyenne de trois jeunes par couple reproducteur (10 couples = 30 jeunes, à mon avis: c’est très bien). Bien entendu, certains couples donneront peut-être 10 ou 12 jeunes mais d’autres n’en donneront aucun; c’est pourquoi je pense à la moyenne de 3 jeunes par couple en général.


L’automne, l’hiver et les expositions.

Le tarin rouge est un oiseau très difficile à présenter aux expositions pour différentes raisons:

- la première et aussi la plus dangereuse pour la santé de l’oiseau est la différence de température:

- en effet, ce petit exotique est très sensible aux variations de températures entre le local où il logé chez l’éleveur, la température extérieure et celle de la salle d’exposition.

- en second lieu, je pense que la nervosité est le deuxième facteur négatif qui pourrait influencer le jugement. Ce tarin est une véritable boule de nerfs, toujours très actif et rarement à l’arrêt sur un perchoir. Il a aussi tendance à venir aux barreaux et, de ce fait, se mire très facilement. Bref: une multitudes de défauts difficiles à corriger.

- troisièmement, le dessin de la tête, en particulier chez le mâle, est encore un défaut rencontré courament; il est, en effet, très difficile de trouver un mâle qui a la limite du noir de la tête parfaitement régulier, il subsiste très souvent des “dents de scie” ou la bavette noire descend trop bas sur la poitrine.


Mes résultats d’expositions.

J’ai commencé à présenter les tarins aux expositions en 1997 où j’ai obtenu 2 médailles d’argent au Championnat de Belgique, 1 en stam et 1 en individuel.

En 1998, à ce même Championnat de Belgique, j’ai obtenu 2 médailles d’or et 1 d’argent.

En 1999, le Championnat de Belgique m’a récompensé de 3 médailles d’or, 3 d’argent et 2 de bronze. Cette année, j’ai aussi tenté le Championnat du Monde à Alicante (Espagne) où j’ai remporté une médaille d’argent. Une évolution régulière qui m’encourage à continuer et à espérer de meilleurs résultats pour les années à venir.




Les mutations.

Comme chacun le sait, les mutations les plus courantes existantes chez le tarin rouge sont issues du tarin des aulnes. Personnellement, je détiens 4 couleurs:

1- le pastel, appelé également dilué, qui est une mutation à hérédité libre et dominante.

2- le brun

3- l’agate

4- l’isabel, toutes trois liées au sexe.

5- le topaze qui est une mutation récessive.

En 1998, il est également apparu une nouvelle couleur dans mon élevage: en effet, après la mue, je me suis aperçu qu’un des jeunes mâles présentait une couleur anormalement “bleue” sur le dos. Cette couleur me fait penser à la couleur du dos d’un canari noir-rouge mosaïque. On peut également remarquer que la couleur blanche du ventre remonte jusqu’au milieu de la poitrine. Je pense qu’il s’agit également d’une mutation parce qu’en 1999, j’ai accouplé ce jeune mâle avec sa mère et ils m’ont donné trois jeunes: un mâle de couleur tout à fait normal, probablement porteur et deux femelles présentant cette couleur bleue caractéristique sur le dos. La poitrine présente une couleur qui va du gris sur la gorge et s’éclaircit jusqu’au blanc sur le ventre. La coloration habituellement rouge de la poitrine chez les femelles est totalement disparue.

Peut-on parler, ici, d’une mutation? A mon avis, il s’agirait alors d’une “nouvelle couleur” que je qualifierais de mosaïque.

Qui pourra m’en dire plus ?

Je fais appel à tout éleveur qui pourrait m’apporter un peu plus d’information à ce sujet.

Je suis également à l’écoute de tout éleveur possédant ou élevant des tarins américains et en particulier des mutations de ces tarins.

Il est possible de me contacter (en français) au numéro de téléphone suivant: 0032.(0).19.32.77.77 ou au numéro de fax 0032.(0).19.32.88.88 (dans toute autre langue: anglais ou autre..) ou par E-mail à l’adresse suivante: f.benaets@skynet.be.


Les résultats d’élevage de la saison 2000.

En ce qui me concerne, l’élevage de cette année a été particulièrement très réussi: j’ai obtenu 92 jeunes avec 22 couples.

Parmi ces jeunes, j’ai obtenu: 8 mutations brunes, 4 pastels et 1 agate.

Je dois, tout particulièrement, en remercier mon épouse qui, malgré ces innombrables tâches quotidiennes, a pourtant trouver le temps de préparer la pâtée chaque matin et nettoyer les abreuvoirs et les mangeoires sales que je lui offrais chaque jour.

Conclusions.

En conclusions, je peux dire que les tarins en général sont des petits oiseaux très agréables tant à regarder, qu’à élever et j’invite tous les amateurs à en essayer leur élevage et ainsi rejoindre notre passion.


Fr. Benaets